présidente

Oissila Bosvy au coeur d'Ysia

 
Oissila Bosvy, résidente des Piedalloues, vit à Auxerre depuis une petite vingtaine d'années. Avec son époux, elle a créé Ysia en 1999, une association centrée sur la solidarité avec les Comores.

Oissila Bosvy vit à Auxerre depuis le début des années 90. Femme de coeur et de conviction, Oissila est mère de deux enfants, Samy et Salwa. Ancienne militante du monde associatif comorien, elle a créé en juillet 1999, avec son mari Bruno, l'association Ysia (Yonne, Singani, Auxerre).

Pourquoi avoir créé cette association et quel est son but?

Jean-Paul Soury, le 1er président d'Ysia, Bruno, mon époux et secrétaire général d'Ysia et moi-même avons créé l'association il y a 10 ans afin de pérenniser les actions de solidarité que nous avions initiées depuis 1998, à titre personnel, pour aider l'école de Singani, mon village des Comores.

La création d'Ysia, soutenue financièrement depuis le début par la Ville d'Auxerre, a contribué à générer un véritable trait d'union entre citoyens comoriens et français.

« Des actions solidaires et culturelles"

"Notre but est de mener des actions solidaires et culturelles aux Comores et en France. Ainsi, depuis 10 ans, nous contribuons par exemple à l'équipement de plusieurs dizaines de bibliothèques aux Comores par l'envoi de manuels, de livres, de dictionnaires, d'ouvrages pour la jeunesse.

En France, nous privilégions la promotion de la culture comorienne en nous appuyant sur des artistes comoriens qui résident en France. Grâce aux contacts amicaux que nous avons pu nouer avec nombre d'entre eux, conteurs, musiciens, photographes, danseurs traditionnels considèrent désormais notre ville comme une étape obligée pour la promotion de leur art.

Dans le même ordre d'idée, nous nous efforçons de sensibiliser le jeune public à cette diversité et ouverture culturelle que nous offrent les Comores, par le biais d'interventions en milieu scolaire et par l'organisation, en partenariat avec la Ville, d'ateliers ponctuels de découverte de la langue, de la cuisine, etc.

 Quelles sont les grandes actions que vous avez pu entreprendre durant cette première décennie?

Difficile de toutes les citer ! S'il fallait n'en retenir que quelques-unes, j'évoquerais, aux Comores, la construction d'un bloc sanitaire pour l'école de Singani avec le soutien de la Ville d'Auxerre, de la population locale et de l'OMS, le partenariat noué avec la Mission catholique de Moroni pour venir en aide aux enfants malades.

« Un beau moment d'échanges »

En France, je pense spontanément à la Semaine des Comores, organisée en avril dernier avec l'équipe de la maison de quartier de Saint-Siméon, un très beau moment d'échanges. Il faudrait citer encore les soirées contes animées par Salim Hatubou ou le concert de Gam-Gam en novembre 2007.

 En tant que Présidente fraîchement élue, quelles seront vos priorités?

Je souhaite avant tout renforcer le trait d'union que constitue notre petite structure entre la France et les Comores. Enseignante de formation, je souhaite ainsi rapprocher des établissements scolaires comoriens et icaunais.

Militante de la cause féminine aux Comores, je m'efforcerai également d'initier des échanges entre les associations féminines comoriennes et françaises, notamment grâce au CIDFF89 (centre d'information des droits des femmes et des familles de l'Yonne, N.D.L.R.), dont Ysia est également membre. La valorisation du remarquable travail de cartographie mené par Fabrice Thomassin sur l'île de Mohéli sera également une de nos priorités. Enfin, il me tient à coeur de renforcer sensiblement l'aide matérielle que nous apportons à la Mission Catholique.

Propos recueillis par André Lekhal pour L'Yonne Républicaine

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