YSIA : association culturelle et solidaire Un trait d'union entre la France et les Comores !

Articles de ysia

Manifestation à Marseille

Par Le 04/07/2009

Crash de l'A310 : des milliers de manifestants à Marseille

  Des milliers de personnes (10.000 selon la police, 40.000 selon les organisateurs) issues de la communauté comorienne de Marseille ont défilé en silence samedi dans les rues de la ville en hommage aux victimes du crash de l'A310 qui a fait 152 morts mardi au large des Comores.

Le cortège, long et dense, est parti de la Porte d'Aix au centre-ville au son d'une prière coranique et derrière une banderole noire, pour rejoindre la mairie par la Canebière et le Vieux-Port.

 
De nombreuses femmes en costume traditionnel ont ensuite entamé des chants mais le cortège ne laissait entendre aucun slogan, le principe d'une marche silencieuse ayant été retenu par les organisateurs qui ont donné pour mot d'ordre à la presse de ne pas faire d'interview.

«Plus de poubelles volantes», «A310, 152 disparus, 30 juin 2009: plus jamais», «Les morts n'ont pas de prix, nous nous battrons jusqu'au bout», pouvait-on lire sur des banderoles. De nombreux manifestants arboraient aussi un tee-shirt indiquant : «Hommage aux victimes du vol Sanaa-Moroni», ainsi qu'un brassard noir.

Sur les 152 victimes du crash de l'A310, 61 avaient pris leur départ à Marseille où la communauté comorienne est estimée à environ 80.000 personnes sur une population de 820.000 habitants. Une seule passagère a survécu.

 

Source : site internet du journal Le Parisien http://www.leparisien.fr/faits-divers/crash-de-l-a310-des-milliers-de-manifestants-a-marseille-04-07-2009-569991.php

Deuil national aux Comores

Par Le 03/07/2009

Crash Yemenia: deuil de 30 jours aux Comores, vols suspendus avec Marseille

Le président comorien, Ahmed Abdallah Sambi, a décrété un deuil national de 30 jours après le crash mardi au large des Comores d'un vol Yemenia qui a fait 152 morts et une seule survivante, a-t-il déclaré jeudi soir sur la télévision nationale.

La compagnie Yemenia a annoncé jeudi qu'elle suspendait "dès à présent" ses vols au départ et à destination de la ville française de Marseille (sud-est), "pour une durée indéterminée", après l'accident de son A310 mardi au large des Comores.

L'Airbus A310 de Yemenia s'est abîmé en mer mardi avant l'aube près des côtes comoriennes avec à bord 153 passagers et membres d'équipage. Seule une passagère de 12 ans a été retrouvée vivante.

"A partir d'aujourd'hui (jeudi), notre pays est en deuil pour une période de 30 jours", a déclaré le président de l'Union des Comores, qui a écourté sa participation au sommet des chefs d'Etat de l'Union africaine (UA) en Libye pour rentrer dans l'archipel dans la nuit de mercredi à jeudi.

Le président a demandé aux Comoriens de "prier" pour les disparus et de "porter des vêtements décents". "Nous demandons à la France d'unir nos efforts pour découvrir la vérité", a-t-il réclamé.

A l'adresse des familles des victimes qui demandent des explications sur les raisons de l'accident, le président a déclaré: "nous avons le droit de savoir ce qui s'est passé mais nous devons avoir à l'esprit que la volonté de Dieu s'accomplit toujours".

"Je demande aux hommes politiques de ne pas chercher à rentabiliser politiquement cette tragédie; respectons ceux qui ont perdu leur vie", a-t-il déclaré.

M. Sambi a également rendu hommage "à tous les sauveteurs" et volontaires comoriens. Il a aussi remercié le Yémen, la France et les Etats-Unis pour leur soutien dans les opérations de recherche.

La compagnie Yemenia a annoncé jeudi qu'elle suspendait "dès à présent" ses vols au départ et à destination de la ville française de Marseille: "La compagnie a décidé de stopper pour une durée indéterminée ses vols au départ de Marseille et à destination de Sanaa", a expliqué aux journalistes à l'aéroport de Marseille-Provence Mohamed Zoubeidi, chef d'escale adjoint de Yemenia.

La compagnie yéménite avait déjà dû annuler deux vols au départ de Marseille mercredi et jeudi, après l'accident dans la nuit de lundi à mardi du vol Marseille-Moroni. Yemenia "s'engage à assurer le remboursement des billets sur l'intégralité de la durée", a ajouté M. Zoubeidi.

Son annonce, intervenue après plus de quatre heures de discussions entre Yemenia, la direction de l'aéroport et des représentants de la communauté comorienne de Marseille, a été accueillie aux cris de "supprimez, supprimez" et "Yemenia, assassin" par une centaine de manifestants d'origine comorienne qui souhaitaient obtenir l'annulation définitive des vols ou au moins sur la saison d'été.

Le président Nicolas Sarkozy s'est rendu jeudi soir à la Grande Mosquée de Paris pour assister à une cérémonie inter-religieuse au cours de laquelle a été lue la "prière de l'absent" en mémoire des victimes de l'accident de l'A310 de la compagnie Yemenia. Il est arrivé peu avant 18h45 dans le patio de la mosquée, où se trouvaient quelque 250 proches et parents des victimes.

Etaient également présents le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, le secrétaire d'Etat à la coopération, Alain Joyandet, et le maire de Paris, Bertrand Delanoë.

 

Source : site internet du magazine Le Point http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-07-03/crash-yemenia-deuil-de-30-jours-aux-comores-vols-suspendus-avec/924/0/358174

Les familles de victimes dénoncent...

Par Le 03/07/2009

"L’Etat n’a aucun moyen»

Aux Comores, les familles des victimes dénoncent le manque de soutien.

Par LISA GIACHINO Moroni, correspondance

 

La recherche d’éventuels rescapés du vol de Yemenia qui s’est abîmé dans la nuit de lundi à mardi aux Comores s’est poursuivie hier avec l’aide de plusieurs pays, sans succès, tandis que la compagnie a annoncé des compensations de 20 000 euros au moins pour les familles de chaque victime.

Les forces comoriennes ont reçu l’aide de la France, des Etats-Unis et de Madagascar, qui ont dépêché navires, avions, hélicoptères et plongeurs à la recherche de survivants parmi les 153 passagers et membres d’équipage de l’A 310 de la compagnie nationale yéménite. Pour l’heure, seule une adolescente a été retrouvée vivante. Outre la recherche de survivants, les sauveteurs et militaires espèrent récupérer les précieuses boîtes noires de l’appareil, déterminantes pour l’enquête sur les causes, encore inconnues, du crash.

Face à la levée de boucliers contre la compagnie, dénoncée tant par ses usagers que par autorités françaises, qui ont mis en doute son respect strict des règles de sécurité, Yemenia a annoncé une première enveloppe en compensation pour les familles des victimes.

Aux Comores, des proches de ces victimes témoignent.

Moustoifa, rencontré devant la Direction de la protection civile, à l’aéroport

«J’ai perdu mes trois frères, ma mère est en train de mourir parce qu’elle a perdu ses enfants. Il y a quarante-huit heures que je suis là, ma mère et mes sœurs aussi, et je n’ai vu personne. Moi, hier, je suis monté dans un bateau de pêcheur pour chercher, et je suis venu ce matin avec des gilets de sauvetage car je suis sauveteur, mais on ne sait pas quoi faire, on ne nous dit rien. Tu ne peux pas pénétrer à l’intérieur. Ils arrêtent les gens. Ce sont des incompétents. Cent cinquante personnes ont péri et l’Etat n’a rien déclenché. Ils n’ont rien, aucun moyen. On a vu un ministre français passer sous nos yeux, des gens du Yémen, mais aucune autorité comorienne n’est venue nous parler.»

 

Ahmed, rencontré à Mitsamihuli, le village le plus proche de l’accident 

«Mon ami d’enfance est mort en laissant sa femme et ses enfants. Pour sa mémoire, je vais me battre pour que les choses suivent leur cheminement normal : enquête et indemnisation des victimes. Ils veulent nous faire croire que seul le vent est responsable de l’accident. Les politiques comoriens, les notables qui ont des intérêts dans Yemenia voudront enterrer l’affaire pour qu’on fasse "Allah m’doulila" [Dieu merci, ndlr]. Je devais faire la fête avec deux potes et au lieu de ça je vais devoir les enterrer, peut-être même que je les enterrerai jamais.»

 

Abdoulkarim Ahmed et Saleh Houssein,frère et oncle d’une victime

«Eddy faisait de l’import-export à Dubaï. Il venait au mariage de son petit frère. Il y a 95 % de chances qu’il soit mort. On a du mal à assumer, mais c’est Dieu qui décidera. Hier, on a eu des informations sur la fille repêchée (lire ci-contre), c’est tout. Ce qui compte, c’est d’avoir des réponses précises, savoir si on a récupéré des gens.»

 

 Source : site internet du journal Libération http://www.liberation.fr/monde/0101577379-l-etat-n-a-aucun-moyen

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